Memento Memini
Mon portrait professionnel

Mon portrait professionnel

La mémoire est mon terrain de fouilles, la communication en prolonge son écho

Il suffit d’une idée pour changer le Monde

Il y a des idées qui dorment, enfouies comme un vestige. Et, il y a celle qu’on choisit de déterrer pour les mettre au jour, de les découvrir avec patience jusqu’à leur redonner vie. Je suis de ceux qui préfère creuser.

Toute ma vie s’articule autour d’un même mouvement : découvrir, comprendre et valoriser. Sur un chantier de fouille comme dans une stratégie de communication, j’ai toujours cherché à atteindre le même objectif : tendre un fil entre une intention et ceux qu’elle est destinée à toucher.

L’Archéologie, ou l’art de faire parler le silence

Tout commence par la curiosité d’une enfant : pourquoi ? Cette question, je ne l’ai jamais abandonnée.
Je ne me suis jamais lassé de chercher la réponse.

De question en question, j’ai cultivé ma curiosité lors d’un Master Recherche en Archéologie des Mondes Anciens couronné d’une spécialisation qui me ressemble : l’étude des pratiques apotropaïque du Monde Grec antique, ces gestes et symboles par lesquels les Anciens conjuraient l’invisible et apprivoisaient leur peurs. Mon mémoire, « L’origine du « mati mataki » dans le monde grec – Étude archéologique et iconographique d’un symbole apotropaïque moderne », s’inscrit dans cette fascination pour les objets, les croyances et les symboles qui ne portent pas de raison évidente. Pourtant, de cette raison inexpliquée, survivent des pratiques qui traversent les siècles… Pourquoi ?

Cette interrogation m’a conduite sur le terrain, truelle en main, en tant qu’archéologue, sur des chantiers de fouille préventive et programmée. Fouille fine et mixte, dessin, relevés, photographie, prélèvement, inventaire : chaque mission participait à la reconstitution d’une histoire oubliée. Chaque vestige dégagé devenait un indice, chaque unité stratigraphique, une page supplémentaire d’un récit infini.

Mes expériences en conservation ont ensuite affiné mon regard sur la préservation et la valorisation – car révéler le passé ne suffit pas ; il faut encore savoir en préserver sa mémoire et la transmettre.

Aujourd’hui encore, l’archéologie occupe une place particulière à travers l’expérimentation et la restitution. Reproduire un geste ancien, travailler une matière selon des techniques que d’autres ont éprouvées des siècles avant nous – c’est comprendre avec les sens ce que les livres ne font qu’effleurer. La rigueur scientifique y épouse le plaisir du faire ; la recherche y rencontre l’ingéniosité de la création. La transmission par le geste.

De la truelle au clic : quand l’archéologie devient visuel

En 2019, cette même passion a changé de forme sans jamais changer de nature.

La truelle a laissé place au stylet graphique, mais la démarche est restée la même : rendre lisible ce qui ne l’est pas immédiatement.

À l’édition de rapports de diagnostics et de fouilles, j’ai développé une maîtrise approfondie de la suite Adobe Creative Cloud. Dans ce travail comme sur le terrain, rien n’est laissé au hasard : chaque élément doit trouver sa juste place au service de la compréhension.

Dans la rigueur de la littérature grise, la créativité a su trouver sa place. C’est dans la conception de supports de médiation que ma fibre artistique a trouvé son terrain d’expression. Car un contenu, aussi riche soit-il, demeure lettre morte s’il ne sait pas séduire l’œil avant de nourrir l’esprit. Cette recherche de l’image juste se prolonge dans ma pratique de la photographie – chasseuse de formes et de textures.

De la communication holistique

À travers mes recherche, j’ai découvert une clé essentielle et universelle : la communication. Elle est présente partout et utilisé avec agilité et technique depuis l’antiquité. Un objet suffit, un symbole, un rituel répété. Depuis l’Antiquité, l’humain grave, façonne, transmet — un motif peint, un geste codifié, une image gravée dans la pierre. Ces signes racontent, avertissent, rassemblent. Ils disent : nous partageons les mêmes croyances, la même histoire, le même territoire. Bien avant l’écriture, déjà, les civilisations se construisaient autour de ces langages silencieux, compris de tous sans jamais être énoncés. Fédérer un peuple commence souvent là — dans un symbole que chacun reconnaît, avant même de savoir le nommer. Pour en comprendre le fonctionnement, je m’y suis formée. Aujourd’hui, j’en suis « Maître ».

J’ai construit une expérience professionnelle solide auprès d’institutions publiques et d’entreprises privées, apprenant, projet après projet, à transformer une idée isolée en dynamique collective. Communiquer est devenu une vocation. J’en ai une vision exigeante et stratégique, où chaque mot est choisi avec précision et chaque canal mobilisé avec justesse. Ma spécialisation en communication numérique a renforcé cette approche en m’apportant une compréhension fine des usages et des évolutions du secteur. Concevoir des messages clairs, pertinents et impactants, capables d’atteindre efficacement leur cible, est devenu un fil conducteur de mon parcours.

L’artisanat : quand la transmission de la passion devient mission

Rejoindre la marque ARTISAN D’ALSACE a été une opportunité à saisir après avoir consacré tant d’années à comprendre les gestes hérités du passé. J’y ai découvert une autre forme de patrimoine vivant, où la main, la matière et le temps dialoguent avec la même exigence que je m’applique. En tant que gestionnaire, ma mission consiste à révéler des talents et à mettre en lumière des femmes et des hommes qui préservent un savoir-faire tout en le faisant évoluer – valoriser leur travail, raconter leur histoire, donner une voix à ces gestes qui façonnent notre territoire.

J’y ai aussi trouvé un public qui me touche particulièrement : ces TPE authentiques, pétries d’engagement et de sincérité, dont j’aime accompagner l’évolution pas à pas. Aider des passionnés, les accompagner dans leurs élans, leurs réussites et estomper leurs doutes. Écouter, vraiment. Comprendre avant de révéler — parce qu’un talent ne se met jamais en lumière à distance. Il faut du temps, de la présence, de l’attention. C’est là tout le sens de mon métier.

Mais aucune richesse ne gagne à rester isolée, et c’est pourquoi je m’attache aussi à fédérer ces artisans, à tisser des passerelles entre eux, à faire naître rencontres et projets communs, convaincue qu’un réseau est bien plus qu’une somme d’individualités : une communauté où chacun puise dans l’énergie des autres la force d’avancer.

Un dialogue avec le vivant : la géobiologie et l’environnement

Je crois peu aux frontières étanches entre vie professionnelle et vie personnelle : l’une nourrit constamment l’autre. La randonnée, par exemple, réveille chez moi le même regard curieux que l’archéologie : celui qui consiste à lire un paysage comme une histoire, à percevoir ce qui se cache derrière l’évidence du présent. Cette sensibilité au vivant se retrouve également dans mon intérêt pour la géobiologie, qui explore les interactions entre l’humain et son environnement, ainsi que dans mon engagement en faveur de la préservation de la nature et du développement durable. Pour moi, il ne s’agit pas d’un simple discours, mais d’une conviction profonde qui guide aussi bien mes choix personnels que mes projets professionnels.

Mon engagement bénévole : la synergie avant tout

Mon engagement associatif reflète également cette vision. Je suis convaincue que les plus belles réalisations naissent de la rencontre des énergies et des compétences. J’aime construire avec les autres, partager des idées, fédérer autour d’un projet et contribuer à une ambition commune. Au sein d’un collectif animé par une même direction, je trouve un véritable sentiment d’utilité, mais aussi cette énergie précieuse qui me fait avancer avec enthousiasme.

Et maintenant ? Écrivons la suite ensemble

Révéler ce que le temps a enfoui, ce qu’un savoir-faire exprime, ce qu’une image suggère ou ce qu’un projet porte en devenir. Les vestiges, l’image, les mots participent finalement à une même démarche : faire émerger du sens et le transmettre.

Je suis convaincue qu’aucune idée ne peut exister tant qu’elle reste seule. C’est dans la rencontre, le partage et l’élan collectif qu’elle prend sa pleine mesure. C’est là que naissent les projets qui marquent, les initiatives qui rassemblent et les réalisations dont l’impact dépasse parfois leur ambition initiale.

Alors, si vous avez un projet à construire, une histoire à faire vivre, une vision à partager ou simplement une intuition qui cherche son chemin, parlons-en.

Contactez-moi. Les plus belles collaborations commencent souvent par une conversation. Et il suffit parfois d’un message pour ouvrir le champ des possibles.